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16 mai 2009        Ferme "Au Petit Colibri "   -    Charente   -   

Tribunal :
                1   -
   La mairie rejette le recours gracieux : direction le tribunal, à moins que...
 
Résultats de la médiatisation :                
 
                2   -    Le film "Au Petit Colibri" remporte le 1r prix du festival !
 

                3   -    Excellent article dans Novethic ! - D'autres articles et réactions.
 
Evénements :
 
                4   -    Visites formatives et stages.
 
                5   -    Venir faire son potager au colibri ou expérimenter : location de petites parcelles
 
                6   -    21 juin : rencontre de l'association IMAGINE UN COLIBRI sur la ferme.
 
Résultats expérimentaux :
 
                7   -    Résultat de fin de l'hiver/début de printemps : limaces, semis à la volée, asperseur
                          très faible pression, gestion de l'eau, organisation des cultures sur butte, ...
 
                8   -    Matériel et plantes recherchés... en échange d'un conseil de jardinage !
 
Et pour finir :
 
                9   -     Quelques nouvelles du quotidien

site internet de la ferme >     < page de référence sur la défense de la ferme >
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1 - REJET DU RECOURS

       Réponse du maire, au téléphone le 26 mars 2009 : "On répondra pas. Nous, on veut rester ferme. On ira jusqu'au bout. On voit pas pourquoi ce serait à nous de changer. Et c'est pas que vous gagnerez au tribunal que je vous accorderai votre permis ensuite. "   Suite des explications données par Mr le maire.

Si la préfecture n'intervient pas avant le 29 mai, je déposerai un recours au tribunal.

||   Samedi 16 mai, j'ai rencontré MICHEL BOUTANT, pdt du conseil général de Charente et   ||
||   sénateur. Il se propose de m'aider !                                                                                   ||
 
D'ici là, et pour préparer l'après tribunal, ceux qui le souhaitent peuvent m'aider à :

1 - Médiatiser, toujours et encore :-)
2 - Financer l'avocat et les autres actions de défense
3 - Aider sur les autres propositions d'actions.
4 - SVP venez témoigner de vos actions sur le forum du colibri :
Même vos petites actions ! 
... c'est important pour alimenter "l'énergie de groupe" de la mobilisation.
Car parfois nous avons besoin de voir ce que les autres font pour nous aussi nous y
mettre et... quelle force de le faire ensemble ! une synergie...

L'adresse du forum où témoigner : cliquer sur "nouveau"
http://aupetitcolibri.free.fr/FORUM_COLIBRI/viewforum.php?f=14

Si vous voulez être au courant des autres témoignages à venir,
cocher la case "surveiller ce forum" tout en bas de la page suivante :
http://aupetitcolibri.free.fr/FORUM_COLIBRI/viewforum.php?f=14&start=0

Merci !
Richard



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2 - LE  FILM  REMPORTE  LE  1r  PRIX

Le 5 avril, le film "Au Petit Colibri" remportait le 1r prix au festival de court-métrages sur l'environnement, "Les frontières du court".

Le président du festival, le réalisateur Jean-Paul Jaud ("nos enfants nous accuserons"), a été particulièrement touché et n'a pas hésité à prendre le micro pour dire combien il trouvait inadmissible qu'un tel projet de ferme soit arrêté.

C'était dans le cadre du 25 ième festival écologique "Science sans frontière"
qui se déroulait du 2 au 5 avril 2009 à Marseille au palais du Pharo.

Sur internet, depuis nov 2008, le film a été vu par plus de 10 000 personnes : revoir le film.
 
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3 - DE BONS ECHOS DANS LES MEDIAS !!!

Novethic (média expert du dév. durable) : général et technique, une synthèse bien réussie !
Politis : la situation exposée clairement, en peu de mots !
Radio Classic : interview durant la semaine du développement durable !!!

Des lettres de soutiens :
- Matthias : ingénieur agronome, pépiniériste et jardinier
Dounia 
- Clarisse : ayant travaillée pour NATURA 2000, elle témoigne des possibilités d'y construire

Rejoignez-nous sur
notre forum !!!, pour nous aider à trouver des solutions de médiatisation ou nous dire ce que vous avez déjà fait de votre coté pour faire connaître la ferme Colibri : c'est bon pour le moral de tous de savoir ce qui est fait :-)
 
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4 - VISITES FORMATIVES ET STAGES

Visites formatives de la ferme :

Ces visites se font sur inscription et en nombre de places limité. Elles durent minimum 3H00.
Il s'agit d'une visite commentée des cultures et des réalisations en cours, et non d'un stage pratique.   > Conditions et dates des visites

Stages à l'extérieur de la ferme :

La ferme colibri n'est pas suffisamment équipée (bâti, eau potable, ombre, ...) pour proposer des stages. Sur demande, je peux venir faire un stage chez vous une demi-journée (3H00). Nous définirons alors son contenu et verrons si vous ouvrez ce stage à d'autres personnes.
> Conditions et dates des stages déjà programmés
 
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5 - LOCATION DE PETITES PARCELLES SUR LE COLIBRI

L'association IMAGINE UN COLIBRI propose en location des petites parcelles :

  • CAS A :  faire son jardin potager sur 50 à 250m²
Pour ceux qui souhaitent venir cultiver leurs propres légumes avec la culture sur butte, sans labour, sans traitement, sans engrais chimiques. Pour apprendre, l'espace d'une année ou rester.
  • CAS B :  mener ses propres expérimentations sur 50 à 250m²
Pour ceux qui souhaitent simplement expérimenter et profiter par ailleurs du cadre expérimentale de la ferme AU PETIT COLIBRI.
  • CAS C : mener collectivement des expérimentations sur 250 à 1000m²
C'est la possibilité de s'inscrire, chaque année, sur une autre parcelle que la sienne, plus grande, pour participer à une expérimentation réfléchie et menée collectivement.

Voici la première rédaction des conditions de location :
Qu'en pensez-vous ?!!

> engagement de l'association IMAGINE UN COLIBRI :
- La location des parcelles A comprend  : une initiation à la culture sur butte.
- La location des parcelles A et B comprend  : le prêt de tôles pour réaliser un toit de récupération d'eau de pluie.
- La location des parcelles A, B et C comprend : une visite collective, 1 fois par mois, des différents jardins ou parcelles expérimentales. Cette visite a lieu avec une personne de la ferme AU PETIT COLIBRI ou de l'association IMAGINE UN COLIBRI.
Elle est un temps d'échange sur nos pratiques respectives.

> engagement du locataire :
- Respecter les règles de culture et de comportement établis par le règlement ou se mettre d'accord avec le responsable de la ferme AU PETIT COLIBRI sur des changements, ceci simplement afin de s'assurer que les pratiques et les attitudes correspondent toujours aux objectifs écologiques poursuivis sur l'écolieu AU PETIT COLIBRI.
-
Ne pas installer de local, même temporairement, ceci afin d'éviter tout problème de vole de matériel, sur un site difficile à surveiller et facile d'accès.
- en particulier, sur les parcelles C :
accepter que les productions récoltées soient partagées collectivement avec ceux qui se sont inscrits sur la même parcelle, à la condition bien sûr qu'ils aient réellement participé.

> vie privée / vie collective : afin de respecter l'équilibre nécessaire à la sécurité et à la responsabilité de nos sphères individuelles, aucune visite, balade, en dehors de la visite mensuelle et à moins d'y être autorisé, n'est autorisée dans les autres zones que celle de sa propre parcelle. Ceci sera respecté autant par les locataires que par les personnes de la ferme AU PETIT COLIBRI et de l'association IMAGINE UN COLIBRI. Autre qu'au moyen du téléphone, les visites mensuelles permettent aussi de discuter de demandes particulières ou de problèmes, et si besoin, de prendre RDV pour prolonger la discussion individuellement ou collectivement.

> location :
- Parcelles A : 30euros à l'inscription + 10euros/mois pour les 1rs 50m² + 2euros/50m² supplémentaires.
- Parcelles B :  10euros/mois pour les 1rs 50m² + 2euros/50m² supplémentaires.
- Parcelle C :   10euros/mois/pers quelque soit la surface et le nombre de personnes sur la parcelle.
- Durée : 3 ans, reconductibles, sauf arrêt de contrat.

> arrêt de contrat : non respect des engagements ou arrêt volontaire du locataire ou cas particuliers non prévus ici.


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6 - L'ASSOCIATION   " IMAGINE UN COLIBRI "

Une nouvelle co-gestionnaire/animatrice : Cécile POISVERT
Déjà investie sur la ferme Au Petit Colibri en tant que salariée (8h/sem), Cécile s'investit maintenant au coté de Marielle Barré dans la gestion et l'animation de l'association. Par exemple Cécile gère le forum de l'association et celui de la défense de la ferme.

L'assemblée générale a eu lieu le 30 janvier 2009 : 
Le compte rendu est disponible ici : il permet de faire le point sur l'association et de voir les activités pour 2009. 

21 juin 2009 : rencontre de l'association sur l'écolieu AU PETIT COLIBRI
Faire connaissance 
entre membres, visiter ensemble le site et voir si les uns ou les autres ont envie de participer aux activités de l'association, par exemple :
 
Sur le site      - déplacer les 3 chèvres de temps en temps
                    - aider à voir si l'on peut accueillir une ânesse
                    - entretenir le sentier pédagogique et la prairie naturelle
                    - créer et installer des pancartes pédagogiques
                    - aider à la mise en place des jardins potager (à louer à des particuliers)
- créer une activité pédagogique autour, par exemple, de la mare, de la prairie naturelle, de la reconnaissance des plantes, ... Cela pourrait être, par exemple, l'occasion de proposer des sorties "nature" aux écoles de la région.
En dehors du site :
                    - participer à des traductions de documents pédagogiques
                    - rechercher des financements
                    - aider à la médiatisation de la ferme AU PETIT COLIBRI
                    - ...
 
> Conditions de la rencontre : être membre et, afin de prévoir l'organisation, s'inscrire avant le 5 juin. Adhésion et contact.

Une nouvelle vidéo traduite : AQUACULTURE sur la ferme de Sepp Holzer en Autriche
Grâce à nos deux Nicolas et à Richard, l'association va bientôt pouvoir présenter les 3 vidéos sur la ferme de Sepp Holzer en Autriche. Nous attendons l'enregistrement en français des deux dernières vidéos par la réalisatrice Heidi Snell. Pour le moment nous proposons en français la première vidéo:  "permaculture".

Traductions en cours et à venir :
1- En cours, par Nicolas, Pascal et Richard : la relecture de la synthèse de 16 pages du dernier livre anglais de l'un des fondateurs de la permaculture, David Holmgren. Ce travail se fait avec l'accord et la coordination d'un représentant de l'auteur.
2- En demande auprès de l'éditeur : la traduction du livre complet de David Holmgren. Ecrit en anglais, nous recherchons de nouveaux traducteurs pour ce livre.
3- A lancer : la traduction de certaines pages du livre de Sepp Holzer "Sepp Holzer Permakultur". Ecrit en Allemand,
nous recherchons de nouveaux traducteurs. 

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7 - RESULTATS EXPERIMENTAUX de MAI 2009
Fin de l'hiver/début de printemps :

        - BUTTE : EXEMPLE D'ORGANISATION DES CULTURES


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UNE COUVERTURE PLUS EFFICACE QUE LA PAILLE

Les défauts que je trouve à l'utilisation de la paille :
1- il me semble que la paille produite devrait rester là où elle est produite, sur le sol de son champ.
2- il faut une surface de production au moins 5 fois plus grande que la surface à couvrir, ce qui veut dire bcp d'énergie à la récolte de cette paille.
3- une couverture de paille gêne le réchauffement du sol au printemps. Emilia Hazelip dépaillait ses buttes par bande en fin d'hiver/début printemps pour laisser directement la terre à nu se réchauffer.
4- la paille se décompose trop vite pour mon usage personnel (cette décomposition est par ailleurs un avantage, puisque cela alimente la vie du sol). Une épaisseur de 20 cm permet d'être tranquille sur l'année entière mais ne me permet pas de faire des semis (sauf fève et pomme de terre). En effet, pour le semis à la volée (et pour le semis en terre),
j'ai remarqué qu'il ne faut pas dépasser une épaisseur de 1 à 2 cm de paille, sinon la pousse n'arrive pas à passer à travers. Avec la vitesse de décomposition de la paille, même 5cm d'épaisseur demandent à être renouvelés 1 à 3 fois dans l'année (au colibri). Ce remplacement n'est pas très contraignant pour un jardin potager car mise dans les allées, la paille est facilement à disposition* et les surfaces sont petites. Par contre pour de plus grandes surfaces, le temps passé et l'effort physique s'en ressentent, cela devient une corvée.

* : en plus d'être facilement à disposition, le fait d'être dans l'allée permet
de la pré-découper en brins plus courts, grâce à nos pas et grâce à la faune du sol qui commence à la décomposer. Du coup le paillage est grandement facilité. De plus la paille maintient l'allée sans herbe et retient l'humidité.

Solution essayée en remplacement de la paille :
Actuellement je tente de remplacer la paille par un mélange de brins courts et fins de rameaux d'arbres (diamètre < 0,7mm environ), de grandes plantes (comme le miscanthus géant ) et de plantes aromatiques (mélisse par exemple).

Se mélange aurait comme principaux avantages :

- d'être constitué de plantes pérennes
- un seul remplacement par an pour une épaisseur faible de 1 à 2 cm car se biodégrade bcp
  plus lentement.

- une époque de récolte et de mise en place, en hiver, plus facile que pour la paille l'été.
- une couleur plus foncée au sortir de l'hiver, donc un meilleur réchauffement de la butte.
- possède plus d'azote que la paille seule, moins déséquilibrant pour les cultures.
- peut être récolté et coupé en petits brins sans machine à énergie fossile : pour créer les brins
  en volume,
il est toutefois nécessaire de créer un matériel de découpe, à force humaine,
  comme par exemple une sorte de banc de scie, expérimentation en cours au colibri.


Arbres repérés
: saule osier, forsythia, altéa, sureau (un peu plus gros mais je le sens bien :-) ), vigne, troène vulgaire (sauvage), rosier de chine (nom exact ?, il fait des fleurs jaunes), ...
En connaissez-vous d'autres ?

Le myscanthu géant :
de couleur peut-être trop clair pour bien réchauffer le sol, il a l'immense avantage de créer,
sur une faible surface, une grande quantité de tiges fines de 3 à 4m de haut ! et faciles à couper !

Plantes aromatiques : au pied des arbres, elles compléteraient la production de ceux-ci. Elles apporteraient des brins très fins, utile à la densité de la couverture. Quelqu'un sait-il si elles donnent également des molécules intéressantes lors de leur décomposition ?

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LIMACES

L'équilibre obtenu en avril 2007 avec les prédateurs naturels (carabes, hérissons, ...), n'est pas constant. En effet, cette année 2009 le colibri a vu bcp de limaces et d'escargots jusque mi-mai. Ceci dit depuis mi-mai je constate une chute du nombre de petites limaces grises et de petits escargots. Reste les grosses limaces oranges et les très gros escargots. Pour les limaces oranges il y a au moins deux prédateurs : l'homme et le canard, ce dernier en raffole !

Deux constats :
1-  avril 2009 a eu des nuits froides contrairement à avril 2007. Les prédateurs en ont-ils été retardés ? Attendaient-ils des jours meilleurs ?
   
2-  depuis 2008, les hérissons ont disparu du colibri ! Ce gros mangeur manque à l'appel. Le renard les aurait-il mangé ?! En 2008, j'ai retrouvé dans mes allées de culture un hérisson dont il ne restait que la peau du dos et ses pics... maladie ? Renard ? On m'apprend que les buses pourraient aussi manger des hérissons. Mystère...

Une solution de sécurité : le canard

Déjà utilisé au colibri sur de petites parcelles, avant l'équilibre de mi-avril 2007, le canard s'est révêlé être un très grand mangeur de limaces (même les grosses oranges/rouges, ce qui n'est pas le cas avec les autres prédateurs naturels) et d'escargots de taille moyenne (il a bcp de mal à avaler les très gros). Cependant, laissé en permanence dans les cultures, il cause des dégâts : piétinement, quelques légumes mangés. Aussi il est nécessaire de les faire circuler temporairement dans les cultures : par exemple durant l'hiver, période où il trouvera des limaces les jours doux et pluvieux et où les cultures encore dehors n'ont pas grand chose à craindre d'eux. Lors de la période gênante pour les cultures, on doit encore avoir un bon effet anti-limace en le laissant parcourir les allées extérieures des cultures : une barrière de seulement 30 cm de haut suffit à parquer le canard de race "orpington" (solution pas essayée sur le long terme...). D'autres canards qui ne volent pas, peuvent sûrement convenir : le coureur indien ?, le kaki campbell ? , ou cette race d'énorme canard dont je sais plus le nom, ...

Un prédateur de gros escargots : un mystère élucidé sur le colibri...
Au fil des mois s'accumulent, ici et là, des coquilles de gros escargots : sous une serre, dehors au pied d'une haie, ... Un ami m'a permis de comprendre qu'il s'agissait de la chouette effraie qui circule la nuit au colibri ! Cette chouette a l'habitude de revenir manger au même endroit ! et manifestement en plus des mulots elle mange donc des escargots !
Peut-être mange t-elle des limaces ?

Des méthodes anti-limace, en attendant l'équilibre :
L'année 2009 est pluvieuse et froide, ce qui favorise les limaces et escargots, même en terrain non paillé (ceci dit la paille les aide davantage à vivre).

Une remarque avant de lister les solutions :
Pour ceux qui pratiquent une autre méthode de jardinage et souhaitent faire une première expérience de culture sur butte, il semble préférable de passer par une co-habitation des deux modes de culture par exemple :
- cultiver sur quelques buttes les cultures qui ne craignent pas trop les limaces (tomates, fève, mâche, panais, salade bien développée avant plantation) et attendre les fortes chaleurs pour les autres (elles font fuir les limaces).
- et, en dehors des buttes, continuer comme vous en avez l'habitude.

Autre remarque :
La paille gêne le réchauffement du sol et peut expliquer une faiblesse possible de vos semis (la limace semble aimer les plantes faibles). Un semis de haricots ou de carottes doit se faire dans un sol bien réchauffé. Pour cela, soit vous attendez fin MAI soit vous dépaillez quelques semaines vos buttes par bandes durant MARS ou AVRIL, comme le montre Emilia Hazelip dans sa vidéo, ceci pour mettre à nu le sol qui se réchauffera.

Ceci dit des solutions existent pour limiter les dégâts des limaces :
1- planter des salades rouges au printemps. Au colibri, les limaces ne les aiment pas bcp tandis que les vertes...
 
2- faire grandir bcp plus les plants de salade avant de les planter. Eviter de les faire grandir sous une forte chaleur, ce qui les fragilise. A la première plantation, ne planter que 5 plants et attendez 2 ou 3 jours pour voir si ils se font manger. Si c'est le cas, vos plants ne sont pas assez grands ou trop tendres (poussés dans trop de chaleur?) ou votre terreau/vos graines n'étaient pas de bonne qualité (une maladie fragilise vos plants). En pratique, on peut simplement mettre dehors les plants pour se renforcer et finir de grandir (en hauteur, hors d'atteinte des limaces...).
 
3- Ceci est valable pour tout autre légume.
 
4- faire courir librement un canard ou deux : ils raffolent des limaces et des escargots.
 
5- si vous n'avez pas de canard : mettre des planches au sol proche des buttes (des petites planches sur la butte?), les limaces se mettent dessous, c'est facile le jour d'aller les ramasser en retournant la planche.
 
6- faire des abris pour accueillir un ou des hérissons : mangent bcp de limaces et d'escargots.
 
7- installer les conditions de vie pour d'autres prédateurs comme le carabe (sol couvert, pas de labour).
 
8- ramasser au petit matin ou pendant la nuit...
 
9- en toute dernière mesure : enlever la paille peut être une solution qui facilite le contrôle des limaces, surtout lors des printemps froids et humides comme ce printemps 2009, mais cela implique de laisser le sol nu ce qui n'est vraiment pas bon si vous voulez arrêter de labourer votre sol (il se compact sous l'effet de la pluie et l'activité des laboureurs du sol est réduite à la surface). La remettre lorsque les chaleurs sont bien là.
 
Après tout ça, il y aura toujours un peu de limaces mais les dégâts seront très acceptables.

L'équilibre entre limaces et
prédateurs n'est jamais constant, car les évolutions des populations se suivent avec décalage. Multiplier les prédateurs différents est une sécurité : carabe (non labour et couverture du sol), hérisson (tas de branches), crapaud (mare ?), lézard (tas de pierres), etc. Lorsque la météo est favorable aux limaces et non aux prédateurs (hiver doux pour les limaces), elles prennent un sérieux avantage sur leurs prédateurs. Les nuits trop froides de printemps semblent gêner l'activité de certains prédateurs et causer un décalage dans le contrôle naturel. Aussi je conseille vivement d'avoir en réserve ou à demeure, un "méga-prédateur" : le canard par exemple.

(D'autres repères pour le potager : 10 conseils pour son potager écologique )

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SEMIS A LA VOLEE

Une nouvelle graine réussi bien aux assauts des limaces et autres mangeurs : le sarrasin
Après le panais, la mâche, le poireau, l'avoine et la vesce, le sarrasin a très bien résisté à ses prédateurs. L'enracinement en surface s'est fait en deux étapes : d'abord la pousse d'un germe fin puis, lorsque que ce germe atteint le sol, celui-ci développe plein de petits poils qui semblent "coloniser" le sol. Pour sa part la tige de la plante n'a pas eu de problème à sortir des 1 à 2 cm de paille.

Remarque sur le petit pois : semé cet hiver sous 2 à 4 cm de paille, il a lui aussi bien résisté. Toutefois j'en suis assez surpris car la limace aime le petit pois...

Remarque sur le fenugrec : totalement mangé... sans doute les limaces !??? peut-être pas seulement.

Enrobage d'argile :
J'ai plusieurs fois essayé l'enrobage d'argile, avec ou sans compost (50%) en mélange.
- En grosse boulette, essayée sur le blé et la luzerne, je constate bcp d'échecs : l'argile semble empêcher le développement du germe alors que dans un premier temps la graine germe à l'intérieur de la boulette. Je ne sais pas bien ce qui se passe : c'est comme si, mais je me trompe peut-être, il fallait une pluie très fréquente pour permettre au germe de bien se développer dans une argile alors suffisamment saturée en eau pour ne pas gêner.
- En toute petite boulette : la protection contre le ravageur est moins grande mais la germination est meilleure. L'argile semble cette fois apporter de l'humidité de façon positive.

Créer les petites boulettes :
Une méthode simple pour de petites quantités : elle avait été décrite avec des photos par Matthieu, venu au colibri pour faire un reportage : cliquer ici pour voir. Avez-vous une autre méthode ?

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GESTION DE L'EAU - système expérimenté - sécheresse de février et mars

La sécheresse de février et mars fut délicate à gérer car l'installation de récupération d'eau de pluie n'est pas encore terminée :

Le projet au colibri : Pour ne pas prélever sur le milieu aquatique et surtout développer une solution pour des "Terres sans eau accessible", je développe depuis 2006 une installation avec récupération de l'eau de pluie et faible consommation électrique. Malgré les problèmes avec la mairie qui ont réduit considérablement ma capacité financière, j'ai développé une petite installation, et certains d'entre-vous m'ont aidé financièrement et de leurs bras musclés :-).

L'installation actuelle a 3000 L de stockage et 60 m² environ de toit, bricolés au sol à défaut de construire le bâti prévu pour cette récupération, associée à une petite pompe solaire (12W) robuste qui fonctionne sans batterie, au fil du soleil. L'eau est stockée dans une cuve à 2m de hauteur pour créer de la pression.
Pour une autonomie d'irrigation (hors besoin de l'habitation), il est prévu  :
- 40 000 L de stockage et 300 m² de toiture.
On est donc loin du compte et pour cette raison la sécheresse fut autant une difficulté que la confirmation, une nouvelle fois, de la nécessité d'un volume stocké suffisamment important.

Résultat de l'actuelle installation :

1 - La faible pression (0,2 bar à 2 m de hauteur) permet de faire fonctionner le goutte à goutte mais pas les asperseurs essayés
 (il se pourrait bien que 1 m de hauteur suffise au goutte à goutte). L'installation possède un gros tuyau distributeur et plusieurs tuyaux secondaires, plus petits, qui en partent. C'est eux qui possèdent les goutteurs. Pour fonctionner, l'installation doit assurer le débit demandé dans chaque tuyau. Les bons diamètres de tubes se calculent, voici l'installation au colibri sous la petite serre :
- tuyau distributeur : diamètre 32mm ;
- tuyau secondaire à goutteurs: diamètre 16 mm (tuyau dit "jetable" avec goutteurs intégrés 1L/h tous les 15 cm. En y prenant soin ils durent depuis plus de 10 ans chez un collègue;
- le plus long tuyaux à goutteurs connecté au tuyau distributeur : 26 m;
- débit total maximal : 1,4 m3/h.
-
tous les tuyaux secondaires sont connectés avec un robinet au tuyau distributeur.
Résultats : l'air est chassé des tuyaux en moins d'1 minute et tous les goutteurs fonctionnent.

2 - Les temps d'irrigation doivent être fractionnés en courtes séquences :
Le terrain du colibri est très sableux. Il a aussi peu de matière organique. En conséquence il ne garde pas très bien l'eau pour le moment. Une forte épaisseur de paille (>10cm) permet de garder l'humidité. Cependant les semis de petites graines ne peuvent pas recevoir autant de paille, il est donc impératif d'arroser. Pour compenser la faible rétention d'eau je fractionne l'arrosage en séquences de quelques minutes espacées de plusieurs heures (simplement matin et soir peuvent suffire).

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ASPERSEUR FAIBLE PRESSION : un début de solution avec le NUTATOR et le I-WOB

Le besoin :
Je souhaite
recréer la pluie pour le semis à la volée, technique que je développe depuis 2006. Cette pluie, artificielle, viendra sécuriser le semis en compensant le manque de pluie, fréquent en Charente. Elle permettra de garder l'humidité constante autour de la graine, le temps nécessaire à sa germination et à son enracinement. Ensuite pour l'irrigation, soit la plante est capable de se débrouiller seule (céréale par exemple, ou toutes graines si la pluie est fréquente ou bien si le sol est suffisamment amélioré pour aider la plante en cas de manque d'eau), soit elle a besoin d'irrigation (légumes sur butte par exemple) : Dans ce cas, celle-ci est assurée par le goutte à goutte.
Grâce au goutte à goutte, le besoin d'aspersion, donc le besoin de pression et d'énergie, est réduit.

Limites de pression des asperseurs :
La majorité des asperseurs fonctionnent au-dessus de 1 ou 1,5 bar.

Une butte de terre pour créer la pression :
Or le colibri est un terrain plat, il n'y a pas assez de déniveler pour créer par gravité une grande pression (10m = 1 bar). En revanche faire une butte de terre de 4m de haut pour avoir 0,4 bar, est réalisable. Ce système par gravité permettrait de ne pas utiliser de pompe de pression, ni de batterie mais d'utiliser une petite pompe robuste fonctionnant au fil du soleil pour remonter l'eau en hauteur : robustesse, écologie, faible coût d'installation et de maintenance.

Co-utilisations de la butte : La butte sera créée en même temps et au même endroit que les cuves d'eau potable de la future maison (30m3) qui seront, elles, enterrées. La terre enlevée pour les cuves d'eau potable servira à construire la butte. Etant proches et réalisées en même temps, ces deux projets réduisent le coût financier et énergétique de leur mise en place.
Par ailleurs, la butte apportera de la fraîcheur aux cuves en étant placée devant elles par rapport au soleil.

D'autre part, les flancs ensoleillés de la butte pourront être très utiles pour des cultures précoces, cultivées en mini terrasses, et pour améliorer le micro-climat d'un ou deux arbres fruitiers placés devant (ces arbres apportant de l'ombre l'été aux cultures précoces alors trop exposées au soleil). Cette butte de terre pourrait aussi être l'occasion de faire, tout en haut, une plate-forme d'observation. Pour finir, l'intérieur même de la butte pourrait être constitué d'un local de stockage. Cet ensemble de co-utilisations permettrait de rentabiliser la création de cette butte, projet pérenne sur le long terme.

Atteindre les 7m de haut (0,7 bar) : Par contre créer une butte de 7 m de haut pour avoir 0,7 bar semble difficile. Avec l'ajout d'une colonne de 3m de hauteur, il est possible d'atteindre la hauteur de 6 ou 7m,
par exemple avec des palettes empilées, solution peu coûteuse. C'est ce type de colonne que j'ai mise en place à titre provisoire au colibri pour créer les 0,2 bars utilisés pour le goutte à goutte. Pour pérenniser les palettes sans danger d'écroulement, il suffit d'une protection physique contre la pluie : par exemple des branches de bambous sur les façades et un toit au dessus ou la plate-forme d'observation. La colonne installée au colibri a entamé sa quatrième année et sans protection ! Résultat : Quelques plots en bois sur le pourtour commencent à éclater, le reste est en bonne santé.
Note : un tas de plusieurs palettes supporte le même poids qu'une seule palette, soit environ 1 tonne sans difficulté.

Découverte de 2 asperseurs pour la très faible pression :
Le "NUTATOR" de chez NELSON et le "I-WOB" de chez SENNINGER.
Les tests faits avec Nicolas, équipé d'un manomètre de précision (et d'eau sous pression :-),
donne pour les deux asperseurs à 1,20m de haut :
- à 0,4 bar :  - une pluie bien répartie - sur un diamètre de 8m, incroyable !!!.
- à 0,7 bar :  
- une pluie bien répartie - sur un diamètre de 10m !
Reste à valider ces mesures en situations réelles.

Cette aspersion se faisant sur un grand diamètre, il n'est pas possible de l'utiliser sur une butte (largeur de 1m20). Il faut donc redéfinir la zone de culture. Est-il possible de trouver une forme de butte qui y corresponde ? Faut-il abandonner les buttes là où l'on sème à la volée ?

Un asperseur pour les buttes de 1m20 :
Pas facile à 0,4 bar, ni même à 0,7 bar. Toutefois, en inclinant le petit asperseur 180° de chez GARDENA (ce que l'on trouve dans les CASTORAMA), une fine pluie peut être recrée à 0,4 bar, sur une bande de 30cm de largeur et 50 cm de long environ. Il faut alors créer une fixation pour assurer en permanence l'inclinaison de l'asperseur.
0,2 bar ? : Bien que je ne trouve pas d'asperseur correspondant, il me semble possible de créer à 0,2 bar une bande d'environ 60 cm à 1,20m de largeur. Avez-vous des idées ?

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DES FRAISES PRECOCES EN EXTERIEUR

Dès le 8  MAI :
Plantés en septembre dernier, les fraisiers placés sur un coteau plein SUD et abrité par une haie au NORD, ont donné leur premier fruit dès le 8 MAI et ont été en pleine production dès le 15 MAI.

Un résultat très encourageant car d'une part ce début d'année est froid et peu ensoleillé et d'autre part la situation du colibri donne des nuits fraîches et humides car
en fond de vallée et en bord de rivière.

La variété utilisée est l'une des plus précoces : la gariguette. En connaissez-vous une plus précoce ?

Autres résultats encourageants :
- très peu de maladies sur les fraises
- des récoltes malgré les limaces !

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BUTTE : EXEMPLE D'ORGANISATION DES CULTURES

Exemple pour une butte de 1m20 de large.

 
 

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# Ligne du milieu :
  • plantes à grand développement tous les 1m, voir 1m50 ou plus = tomate, courgette, choux d'automne et d'hiver, artichaut, ...
  • et aussi plantes à développement moyen = blette, poivron, aubergine, ...
>> En OCTOBRE (jusque fin MARS) : semis de fève tous les 20 cm ou de poquets de petits pois (résistant au froid) tous les 50 cm. Alterner chaque année entre les deux plantes. Ces deux plantes sont capitales pour la réussite de votre potager car elles apportent l'azote dans le sol qui sera ensuite utilisé par les autres plantes durant l'année.

>> Dans l'espace de 1 m entre plantes = 1 plant de souci ou d'oeillet d'inde, ou de ciboulette, ou d'une autre plante aromatique (basilic, coriandre, sauge, romarin, thym, ...) dont vous limiterez le développement pour ne pas empiéter sur vos cultures. Toutes ces plantes sont importantes pour la santé des légumes. Une idée : pour le cas d'un espace de 1m50 entre légumes, installer dans cet espace un pied de cassis ou de groseille ou de baie de mai, ... Le cassis a un effet reconnu pour éloigner les parasites. Il aurait peut-être un effet intéressant sur la butte elle-même grâce à un système racinaire bien étendu, ce qui est important pour que le sol ne se compacte pas, pour retenir l'eau et pour remonter les minéraux naturellement descendus par la pluie ou l'arrosage. Il apporterait des feuilles en automne et un peu de rameaux fins lors d'une taille de rajeunissement. Il améliorerait le micro-climat par effet brise grâce à sa forme en buisson resserré.

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# Ligne des arrêtes :
  • semis = carotte, betterave, navet, mâche, salade, panais, radis, choux rave, ...
  • et aussi les plantes à développement moyen (en quinconce avec les plantes déjà sur la ligne du milieu) = blette, choux d'été, céleri-rave, céleri-branche, ... et aussi poivron, aubergine, blette, ...
>> dès le 15 MAI : semer en poquet des haricots nains (possible jusque fin août) ou des petits pois d'été tous les 1m, en quinconce avec les plantes de la ligne du milieu. Ces deux plantes poursuivront l'apport d'azote dans le sol. Les alterner chaque année si possible pour limiter le parasitisme. Vous pouvez aussi, pour changer ou parce que vous avez déjà trop de haricots et de petits pois !, semer des pois chiches ou des lentilles ou des haricots (pour faire des haricots secs), ou des lupins blancs ou encore des plantes qui fertilisent aussi mais sans pouvoir être mangées : vesce, gesce, fenugrec (quoique celui-ci est utilisé en cuisine).
Toutes ces plantes apportent de l'azote au sol. Si vous avez déjà semé vos carottes sur toute la ligne, n'hésitez pas : enlever vos carottes là où vous faites les poquets (donc seulement tous les 1m).

Note 1 : - les betteraves peuvent être démarrées en plant, utile pour une mise en culture précoce envahie de limaces. Je ne sais pas pour les carottes.

Note 2 :  - la vesce résiste bien aux limaces et au froid. Elle peut être semée toute l'année et à la fois très tôt et très tard dans l'année.

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# Les coteaux :
  • repiquer sur une ligne tous les 30 cm = poireau, ail, oignon, échalote, poireau des vignes, poirail, ...
  • et planter entre eux, tout au long de l'année, des salades ou de la blette (ou de l'épinard, jamais essayé).
  • ou encore des fraisiers, tous les 30 cm, toujours parmi les poireaux, etc. (c'est une association souvent recommandée contre les maladies des fraises) ou bien tous les 60 cm pour limiter encore plus les maladies, ce qui est conseillé par Jean-Marie Lespinasse dans son livre "jardin naturel" que je vous recommande (il y expose sa technique de culture sur butte sans labour, il manque toutefois une description détaillée de l'organisation de ses cultures)
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# Irrigation :

- Une ligne de goutte à goutte sur chaque arrête.

- Si vous avez un sol drainant (sableux par exemple) comme le mien, ajouter une troisième ligne au milieu. Asperger vos semis jusqu'à ce qu'ils sortent de terre puis laisser le goutte à goutte irriguer la butte.
Ne paillez pas trop vos plants au début du printemps, le sol a besoin de se réchauffer et en général il pleut. Sachez que si une forte épaisseur de paille retient bien l'humidité, elle empêche aussi les petites pluies (<10mm) de mouiller le sol...

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# Fertilisation :

- culture de fèves, pois, haricots, ... comme expliqué précédemment, pour l'azote. Lorsque vous avez fini vos récoltes de fèves, faucher la plante et laissez-là sur le sol de votre butte. Surtout n'arracher pas les racines, elles vont bcp fertiliser en étant biodégradées dans le sol.

- Si vous le pouvez, faites pousser de la luzerne ou de la consoude ("booking 14" uniquement car c'est la seule non envahissante) dans les allées : ce sont des vivaces que vous couperez 2 à 3 fois par an. Elles sont riches en minéraux, prélevés dans les profondeurs du sol, et riche en azote prélevé dans l'air ou capté des résidus du sol. En étalant vos coupes sur la ligne du milieu, dans l'espace de 1m entre les plantes à grand développement, cela alimentera la micro-faune du sol. Celle-ci participera directement ou indirectement à la santé et à la fertilité de toute la butte.

- Bien sûr la paille elle-même alimente le sol en minéraux au fur et à mesure qu'elle se fait biodégrader. Mais elle ne comporte pas d'azote.

- ne jamais arracher vos plantes sauf celles que vous consommez (carotte, ...). En effet les racines vont se décomposer dans le sol et redonner une grande partie de minéraux qui avait été utilisée pendant la vie de la plante.

- laisser les déchets de cultures sur la butte, par exemple dans l'espace de 1 m entre les plantes à grand développement de la ligne du milieu. Cela peut être à tout autre endroit de la butte, à condition de ne pas recouvrir les cultures qui s'y trouvent. S'il n'y a vraiment plus de place, mettez vos déchets dans les allées.

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# Paillage :

- sur les semis = pas plus de 2 cm, voir rien du tout.

- sur les plantes suffisamment grandes = en moyenne je vous conseille entre 3 et 5 cm, jusqu'à 10cm voir 20cm de paille s'il fait très chaud (et si vos plantes sont suffisamment grandes !).
>> En MARS ou AVRIL, choisissez quelques semaines pour permettez au sol de se réchauffer = par exemple, dépaillez les buttes par bandes de 2m de largeur espacées de 1m (c'est sur ces 1m que vous entassez la paille déplacée ou bien vous la mettez dans vos allées).

- mettez toujours un bon stock de paille dans vos allées : elle sera alors pré-découpée par vos passages et par la faune du sol. Vous créerez ainsi une réserve de paille à portée de main et facile à étaler autour de vos plantes grâce à des brins plus courts. De plus cette paille vous évite les herbes dans les allées et en garde l'humidité. Si vous faites pousser de la luzerne ou de la consoude dans les allées, ne mettez pas plus de 5cm de paille, réalimenter vos allées lorsqu'il en manque. (la luzerne et la consoude sont vivaces mais disparaissent l'hiver en surface, leurs repousses au printemps seraient gênées par trop d'épaisseur de paille.)

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# Mâche :

- Elle peut être semée à la volée en septembre, un peu partout, même en dehors des lignes habituelles de semis et plantation et même sous des cultures en place comme les choux = vous devrez toutefois l'éclaircir pour lui permettre de bien se développer, tous les 10 cm par exemple. Pour réussir le semis à la volée, il faut une faible épaisseur de paille, maximum 2cm et arroser régulièrement, juste de quoi assurer l'humidité dans la paille et autour de la graine. Lorsque vous aurez semé, tapotez ou secouez le dessus de la paille pour permettre à la graine d'aller sous la paille au plus proche du sol. Ne semez pas trop de graines, sinon vous aurez trop d'éclaircissage/désherbage à faire...

- Vous pouvez aussi faire des plants de mâche = laisser grandir plusieurs graines par motte et planter tous les 20 cm ici et là sur la butte.

Est-ce que quelqu'un saurait traduire sur ordinateur en schéma ces explications  ? (je manque de temps et je ne suis pas très équipé pour faire un beau dessin.) Contactez moi.

(D'autres repères pour le potager : 10 conseils pour son potager écologique )

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8 - MATERIEL ET PLANTES RECHERCHES      
      
en échange d'un conseil de jardinage ! :-)

Avez-vous ou connaissez-vous des personnes qui auraient : 

Ardoises : jusqu'à 2000 ardoises, c'est pour expérimenter un capteur solaire pour les cultures.
Cuves de récupération d'eau : par exemple une cuve de 1000L
Gouttières : en métal uniquement.
Bois : même un peu endommagé (clous, cassure, ... ) car il peut servir au bricolage dehors : des poteaux, des poutres, des planches, des piquets, ... du moment que ça reste solide et sans peinture.
Barres métalliques : tube creux d'un gros diamètre (autour de 5cm) et léger (aluminium), c'est pour améliorer la remontée de la bâche de serre lors des pluies ou des coups de chaleur. Au total : 52 m

Légumes vivaces : 
tout légume vivace qui se récolte en avril, mai ou juin : c'est la période charnière difficile à gérer car c'est la fin des cultures d'hiver sans que les nouvelles cultures soient prêtes.
Arbres : Aulne de corse, aulne blanc, eleagnus ebbengei, autre eleagnus, saule pleureur, peuplier, bouleau verruqueux, 
Arbres fruitiers : cerisier "de chine", cerisier "du 8 mai", pommier "belle fleur jaune", néflier d'Allemagne (grosse nèfle), raisin de table résistant bien aux maladies (c-a-d sans traitement), kaki non astringent, l'arbre "mûrier noir", figuier dont les figues résistent à l'éclatement dû à la pluie (noir de carombe par exemple), figuier très précoce (figue en été),

Gros bambou en Charente : je viens les couper !

Panneaux photovoltaïques : un panneau de 2 watts pour rendre autonome le clos électrique des chèvres, sinon toute puissante !


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9 - Nouvelles du quotidien de la ferme           

Reprise des ventes ?

Aujourd'hui je suis mieux installé en mobil-home alors sera-t-il possible 
de reprendre les ventes de légumes, fruits et oeufs en 2010 ? Il faudra d'abord que la défense du colibri me prenne moins de temps et de stress !
Je suppose toutefois que je ne pourrai pas assumer un système de panier, plutôt une vente au coup par coup. On verra !
Cela sera sans doute fonction de la précarité de la situation et de mon moral. D'ici là, bien des événements importants peuvent avoir lieu comme, par exemple, le résultat, positif ou négatif, du tribunal que je solliciterai dès le 29 mai prochain si le préfet n'intervient pas.

Nouvelles en vrac :

- Le "bruan proyer", petit oiseau menacé, est de retour pour la troisième année de suite.
- Le "chardonneret", commun en Charente, et bien implanté au colibri, mange les graines de pissenlits !
- La ruche est bien repartie !
- Greffages réussis de variétés de pomme, poire et cerise;
- Nouvelles plantation de 18 fruitiers : pommes, poires, pêches, cerises, amandiers, raisins résistants

Voilà en quelques lignes !

Ainsi se termine les nouvelles de ce début MAI.
J'espère vous avoir apporté des renseignements utiles pour votre propre potager sans pesticide et sans labour, car c'est vraiment grâce à vous que j'ai trouvé l'énergie de continuer tout au long de ces trois années et c'est aussi et encore grâce à vous que tant d'actions médiatiques ont pu être faites pour défendre la ferme. Seul je n'aurai pas pu. Aujourd'hui la ferme Au Petit Colibri a atteint un niveau de visibilité quasiment national et une expérience de culture riche en enseignements. Il ne manque plus que les très grands médias de la télé et de la presse nationale !

J'ai rencontré le 16 mai le président du Conseil Général, également sénateur, Michel BOUTANT. Il se propose de 
m'aider ! Bien sûr je vous tiendrai au courant.


A bientôt et bon courage dans vos projets,
Richard Wallner

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1 - Médiatiser :

C'est simplement faire connaître la ferme AU PETIT COLIBRI autour de soi, dans notre famille, ses amis ou encore dans les médias locaux et nationaux.
Par exemple,
- simplement en mettant le lien de la ferme sur
son blog : http://aupetitcolibri.free.fr
- en envoyant une des lettres types proposées ici (de nombreuses adresses de médias et de personnalités vous sont proposées).

Et ceci pour plusieurs raisons :
  • plus mon travail sera connu, moins le maire pourra s'opposer au permis de construire. 
  • nos libertés sont en jeu : la dernière loi de décentralisation permet à un maire d'aller à l'encontre des avis des services d'Etat et ne fait aucune obligation de trouver un accord avec les citoyens qui l'ont élu. L'abus de pouvoir est d'autant plus facile.
  • bcp de personnes ne savent pas que l'on peut cultiver sans pesticide et sans labour. Ou encore, combien pensent qu'il n'est pas rentable aujourd'hui de créer de petites fermes écologiques ? Qu'il s'agit d'un retour aux temps anciens ?

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2 - Financer l'avocat et les autres actions de défense :

En dehors des dons, toujours les bien venus !, vous pouvez m'aider financièrement en participant :
- aux "visites formatives" que je fais sur la ferme : description.

- en achetant ou en faisant connaître les documents pédagogiques.  
- en rejoignant l'association Imagine Un Colibri !

- en m'aidant à trouver un mécène ! : Connaissez-vous de près ou de loin des personnes susceptibles d'aimer financer une partie de ce projet ou de sa défense ? 
- en remplissant un dossier de subvention pour l'association Imagine Un Colibri ! Nous n'avons pas encore eu suffisamment de temps et d'énergie pour cela. (fondation Nicolas Hulot, fondation de France, l'europe, ...)


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3 - Les autres propositions d'actions
Relire les actions proposées en mars

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